dimanche 25 mai 2008
L'Art Dogon
La Société Dogon est organisée selon une hiérarchie que justifie la cosmogonie. Celle-ci fut dévoilée à l'ethnologue français Marcel Griaule qui recueillit le premier la tradition orale des Dogons. Les mythes fondateurs expliquent non seulement l'origine de l'Univers, mais également la structure symbolique dans laquelle tout élément de l'Univers - partant de l'Homme et la Société - devrait idéalement s'inscrire.
L'ensemble est contenu dans son plus petit élément, un oeuf primordial.
La vibration à l'origine de l'éclosion du monde s'amplifie en une spirale tournante, représentée dans de nombreux dessins par un zig-zag ascendant qui, à l'instar du tissage, symbolise la continuelle alternance des contraires.
La totalité de la nature, de la vie sociale, de l'esprit et de la matière correspond à un principe structurant unique .
vendredi 2 mars 2007
Des mosaïques arabo-islamiques témoignent d'une géométrie avancée
Ils ont peut-être été un peu aidé ??
Jeudi 22 février
Sources : Agence France-Presse, Washington - Photo © AP
La symétrie quasi-parfaite des motifs des
mosaïques trouvées dans le monde islamique au Moyen-Âge témoigne de la
maîtrise d'un concept géométrique avancé, que les mathématiciens
occidentaux ont expliqué 500 ans plus tard, selon une étude publiée
jeudi aux Etats-Unis.
«Cela semble indiquer le rôle majeur joué par les
mathématiques à l'époque médiévale dans la civilisation
arabo-musulmane», selon Peter Lu, un chercheur de l'Université Harvard,
principal auteur de cette recherche.
«S'il s'agissait seulement
d'une technique que les artisans utilisaient pour assembler ces
mosaïques plus facilement, cela serait une coïncidence extraordinaire»,
a-t-il ajouté.
«Cela témoigne d'une culture beaucoup plus
sophistiquée qu'on ne le pensait jusqu'alors», ajoute cet expert dont
les travaux paraissent dans la revue américaine Science datée du 23 février.
«Si des règles et des compas permettent
d'exécuter des ligne simples, il a probablement fallu un système de
loin plus complexe pour expliquer pleinement des mosaïques avec une
symétrie décagonale parfaite», a-t-il souligné.
Alors qu'il est
possible de créer ces motifs individuellement à l'aide d'instruments
élémentaires, il est extrêmement difficile de les reproduire à grande
échelle sans créer d'énormes distorsions géométriques, explique le
chercheur.
Or, les motifs des vastes mosaïques islamiques montrent peu de distorsions, ajoute Peter Lu.
«Ces
artisans ont probablement utilisé depuis le 13e siècle des petites
mosaïques spéciales que nous avons retrouvées en décomposant leur
oeuvre, appelées mosaïques girih», explique-t-il.
Ces mosaïques
sont formées de cinq polygones dont un décagone, un pentagone, un
losange, un hexagone et un triangle, chacun représentant un motif
unique de décoration.
Cette technique, qui a représenté une
avancée importante en mathématiques et en design dans le monde médiéval
islamique, permet de créer des motifs à l'infini, qui ne se répètent
jamais.
Au 15e siècle, ces motifs sont devenus extrêmement complexes, selon une technique appelée aujourd'hui quasi-cristalline.
Ce concept a été démontré pour la première fois en Occident dans les années 70 par le mathématicien britannique Roger Penrose.
Une
structure quasi-cristalline a une symétrie circulaire pentagonale ou
décagonale, c'est-à-dire qu'elle demeure identique même si elle fait
une rotation de 72 ou de 36 degrés.
Cette technique aurait été
utilisée pour réaliser des mosaïques sur des édifices architecturaux de
la période médiévale dans de nombreux pays musulmans, dont des mosquées
à Ispahan en Iran et à Bursa en Turquie ainsi que des écoles coraniques
à Bagdad, des lieux saints à Herat en Afghanistan et à Agra en Inde.
